DE LA TRINITÉ A LA RUE DU CHANGE

 
 
Ce qui frappe tout d’abord, c'est le clocher roman, du XIIème siècle. Il est construit sur un radier hydraulique posé sur un bras du Loir. Les murs de soubassement ont  2,20 m de large. 80 m plus haut, au sommet de la flèche en pierre, ils n’ont plus que 30 cm. Ce clocher aurait servi de prototype à l’architecte de la cathédrale de Chartres, Jean de Beauce. Avant de pénétrer dans l’église, attardons-nous sur la dentelle de pierres de la façade, terminée en 1516.
 
 
5
Toute l’église est enserrée de deux étages d’arcs-boutants. L’intérieur est particulièrement lumineux. Les vitraux ont été détruits lors de la guerre de 1870 et remplacés par des vitres neutres. Certains ont été restaurés, en particulier la Vierge à l’Enfant, datant du XIIème siècle et qui se situe dans la chapelle axiale.
 

 
       -  La cour du cloître - (6)
 
 
 
En sortant de l’église et en contournant le clocher, on entre dans la cour du cloître. C’est une cour fermée, le cloître a été détruit en 1907 par le régiment du XXème chasseurs à cheval. Il avait installé au centre de la cour la manège. Les bâtiments accueillent actuellement le musée, l’école de musique, le tribunal d’instance et différentes associations. L’été, il est agréable de venir écouter 
des concerts. 

Nous sortons en contournant la chapelle primitive et le presbytère, ancien logis des abbés datant du début du XVIème siècle.  
 

 
 
     -  La rue du Change - ( 7 )
 
 
Nous empruntons la rue du Prieur, la rue du Bourg-Neuf où se situent de belles demeures du XV et XVIème cachées par de hauts portails. Ces rues nous amènent dans la rue du Change. Très courte à l’origine, elle doit son nom au bureau de change qui se situait derrière la chevet de l’église Saint-Martin. Sous la Révolution, elle devînt la rue des Sans-Culottes, puis des Hommes Libres. Plus tard, l’appellation rue du change prévalut. En son milieu, nous empruntons une passerelle en bois afin d’accéder au parc Ronsard . Elle nous laisse voir le pont Perrin, premier pont de pierre de la ville, construit par les moines. Vendôme est situé sur de nombreux bras du Loir. 

Les autres ponts, tous en bois, étaient régulièrement emportés par les flots des inondations. 
 

De la passerelle, il faut admirer le vieux platane  planté en 1759. Ses racines plongent directement dans le Loir. Nous traversons les jardins, dont nous reparlerons. Devant nous se dresse l’hôtel du Saillant. Actuellement office du tourisme, il date de la fin XVème. La tourelle passe pour avoir servi de cachot. Balzac, élève du collège situé à deux pas, y aurait fait de nombreux séjours entre 1807 et 1813. Il y fait d’ailleurs allusion dans Louis Lambert, oeuvre autobiographique de sa jeunesse.
La rue du Change sous la neige le 1er janvier 2004